Lu 11/04 - Echos du Conseil Communal - Ambiance exécrable

Un Conseil tendu dont la majorité ne sort pas grandie !

Publié le jeudi 21 avril 2016

Au point 1 de l’ordre du jour, le Conseil communal est amené à une prise d’acte : il s’agit de la démission de Paul Maréchal, conseiller CDH depuis plus de vingt ans.

C’est dire si l’homme a consacré une belle période de sa vie dans des dossiers parfois indigestes, souvent chronophages traitant ici ou là de la mise en place d’une régie communale autonome, d’un dossier d’urbanisation bien volumineux ou encore d’une analyse d’un budget annuel peu digeste.

Pour tout remerciement ou reconnaissance du travail accompli : rien ! Pas un verre, pas une éloge, pas même un seul mot. Nous ne pouvions laisser passer un tel manque de respect pour la fonction de conseiller et avons procédé brièvement à un éloge des qualités politiques et humaines de Paul Maréchal : longévité, compétences multiples, hauteur de vue et humour !

Pour toute reprise de parole de la part du bourgmestre : « Souhaitez-vous également faire un mot pour Milquet ? » (La Ministre de l’enseignement a annoncé sa démission plus tôt dans la journée.) Triste !

Depuis lors, le Collège laisse croire que M. Maréchal était invité. On lui avait envoyé la convocation au conseil par courrier mais comme il n’habite plus à Braine-l’Alleud, il ne l’avait pas reçue. Mais avait-on perdu si vite son numéro de téléphone et son e-mail ?

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Le point 10 portait sur le rapport de l’octroi des subsides annuels aux associations.

Ce fut l’occasion pour nous de regretter une fois de plus l’arbitraire qui continue à régner dans l’octroi des subsides puisque le Collège a suspendu les travaux de la commission « associations » qui avait pourtant élaboré un règlement et des critères d’attribution de subsides qui pouvaient apporter plus d’objectivité dans la gouvernance communale.

En plus, les chiffres de valorisation du matériel prêté étaient plus que fantaisistes, mais là, l’erreur de calcul fut reconnue par l’échevine.

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Le point 20 sur l’installation des passerelles au Paradis nous a permis de re-demander que le niveau d’eau soit abaissé pour préserver l’aulnaie et sa biodiversité.

Nous avons également insisté sur la nécessité de réunir le comité d’accompagnement pour définir le mode de gestion des berges.

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Ensuite, nous avons introduit des questions en points divers.

  • Où en est l’accueil des demandeurs d’asile imposé par le gouvernement fédéral ? On nous avait promis une réponse pour fin mars, mais non, toujours rien à dire de la part du président du CPAS ! Pourquoi tant de réticences devant un devoir de solidarité vital !
  • Qui a massacré le Parc Bourdon ? Visiblement, Vivaqua, propriétaire du site, n’a pas maîtrisé le chantier d’abattage des arbres. De gros dégâts ont été commis au sol et sur les arbres restants.
  • Comment le Collège va-t-il accueillir les délégués dans la procédure de concertation sur le Contournement Ouest ? Nous avons proposé que ce soit ceux qui ont le plus de mandats qui puissent participer à la concertation ; le Bourgmestre n’a pas voulu s’y engager, au prétexte d’un manque de précision dans le décret. C’est pourtant une latitude que le texte laisse aux communes.

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Pour conclure, un mot sur l’ambiance qui règne au Conseil

Nous regrettons que le débat se déplace trop souvent du fond vers les personnes, une manière trop facile d’évacuer le débat sur les décisions.

A force de subir le manque de respect dans les échanges entre personnes, c’est la démocratie locale qui est en danger. Le conseiller communal est soit réduit au silence s’il est dans la majorité, soit exposé à la vindicte verbale des plus fortes personnalités.

Les Brainois méritent mieux que cela et ils le réclameront tôt ou tard !