Le Hain et les ruisseaux de notre commune sont à certains endroits dans un état déplorable. Pollution, odeur nauséabonde ou débit anémique. Même si la commune ne contrôle pas l’ensemble de la gestion de nos cours d’eau, des mesures pourraient être prises en amont pour supprimer de nombreuses sources de pollution.

Nous proposons en particulier de redonner vie au Hain et ses affluents.En restant vigilant sur la qualité de l’eau, en entretenant les berges et les abords et en luttant contre les dépôts sauvages. Nous proposons aussi de redonner de la visibilité aux parcours de ces cours d’eau. En prévoyant des aménagements comme des promenades le long de l’eau, en installant une signalétique appropriée, en entretenant ou en restaurant les plantations qui bordent les rivières.

Une qualité de l’eau variable

Pour le Hain, plus on se rapproche des zones urbanisées et plus la qualité de l’eau se dégrade. Les principales causes de cette situation sont :

  • Les dépôts sauvages : il n’est pas rare de trouver des déchets de jardin, des objets métalliques de toute sorte et même des caddies, des matelas ou des toilettes dans la rivière.
  • Les déversoirs d’orage installés à différents endroits de la rivière et qui déversent le trop-plein des égouts directement dans la rivière en cas de fortes pluies.
  • Le rejet direct des eaux usées dans les rivières.

Pour la Légère eau, qui porte bien mal son nom, la situation n’est pas plus brillante. Son débit est anémique, voire inexistant à certains endroits, et son aspect peu engageant. Ici aussi, les causes sont multiples :

  • La Légère Eau a été bétonnée sur une partie de son parcours (rue de la Colonelle et Chaussée d’Alsemberg).
  • Une convention avec Vivaqua prévoit des captages à la source (Rue du Bouton d’Or) sans obligation de laisser au moins une partie de l’eau dans le ruisseau.

Nos propositions

Cependant des solutions existent. C’est pourquoi nous proposons :

  1. Une plus grande vigilance et une meilleure collaboration avec l’InBW. C’est en effet cette intercommunale qui est en charge de la collecte et du traitement des eaux usées. La commune peut toutefois jouer un rôle en faisant preuve de vigilance et en dialoguant davantage avec InBW pour lui signaler directement le moindre problème au niveau des déversoirs. En cas d’orage, pour éviter la saturation des égouts, ces déversoirs permettent de rejeter le “trop plein” directement dans les rivières au lieu de passer par l’égout et la station d’épuration. Mais il arrive très souvent que des objets divers viennent perturber le fonctionnement de ces déversoirs qui restent ouverts au lieu de se refermer en fin de crue. Le déversement qui devait être temporaire devient permanent et les bénéfices de l’égouttage sont perdus : on le voit à la couleur brunâtre de l’eau.
  2. Un entretien des berges, de manière raisonnée, dans le respect de la nature et des riverains. Par exemple, en contrôlant les plantes invasives, en entretenant les plantations comme les saules têtards ou en clôturant les zones de pâturage.
  3. Une lutte effective contre les dépôts sauvages. Ce qui implique aussi une meilleure information. Par exemple, il est important de savoir que les déchets verts (branches coupées, gazon tondu, feuilles mortes) ne doivent pas être déversés dans les rivières. Ces déchets bloquent le débit et empêchent une bonne oxygénation des cours d’eau.
  4. Un raccordement obligatoire à l’égout sauf en zone d’épuration individuelle.

En faisant revivre nos rivières, nous préservons notre environnement et nous créons des lieux qui peuvent aussi devenir de magnifiques lieux de promenade.

Retrouvez nos autres propositions et notre programme complet ici.

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