Au Conseil communal de ce lundi 25 juin, le conseiller ECOLO Roland Massart s’est inquiété de la manière dont la commune achève l’aménagement du site du Paradis, dans une certaine précipitation en vue de la soirée d’inauguration du vendredi 29 juin, et gère son entretien, de manière trop peu respectueuse de la nature.

Le site du Paradis est un lieu d’une grande beauté et une destination de promenade et de détente bienvenue pour les habitants de Braine-l’Alleud. ECOLO a depuis le début multiplié les propositions pour en faire aussi une réussite en termes de cohabitation de l’homme avec la nature, notamment en proposant la préservation d’une zone naturelle pour que faune et flore puissent s’y installer paisiblement et durablement.

Zone naturelle mal protégée

Malheureusement, les engagements pris ne sont pas tenus : la fermeture des barrières de la zone naturelle, prévue pendant toute la période de nidification, n’a pas été appliquée de manière stricte. Pire : tout récemment, des débroussaillages systématiques, dans des zones qui n’étaient pas destinées à être fauchées et jusqu’au bord de l’eau, ont été exécutés au détriment des jeunes oiseaux et de la végétation qui se développe sur les berges.

Tonte trop forte sur les berges du ParadisL’entretien de ces zones naturelles, comme celui des prairies fleuries qui ont été ensemencées, est relativement simple mais demande de respecter certaines règles. Or, les ouvriers qui ont réalisé ces interventions n’étaient manifestement ni formés ni même informés. Par exemple, la dispersion des fragments de l’envahissante Renouée du Japon risque d’accélérer sa dissémination.

Donc pas de prairie fleurie pour l’inauguration alors que le cahier des charges imposait la réussite, la commune devra se retourner vers l’entrepreneur pour renouveler l’ensemencement…

Plantations ratées

Plantation de saules au mauvais endroit sur les berges du Paradis50 saules têtards ont été plantés mais sur les talus de remblais secs plutôt que les pieds dans l’eau. Ils ont été plantés très tardivement et au mauvais endroit, pour des raisons esthétiques, et sont maintenant tous en piteux état. Seuls une quinzaine semblent susceptibles de survivre. L’échevin des travaux incombe cet échec à la sécheresse actuelle. Mais s’ils avaient été plantés au bord de l’eau, la reprise était assurée. En attendant, on arrose abondamment…

Roland Massart en a profité pour évoquer une autre plantation ratée avenue Albert 1er avec seulement 4 reprises sur la quinzaine d’arbres replantés et inviter la commune à intervenir rapidement pour sauver deux autres arbres laissés à racines nues suite aux travaux à l’emplacement de l’ancien bus anglais-friterie, derrière la gare.

 

Paradis artificiel

La nature est généreuse mais demande du respect. Nous craignons que par manque d’information et de rigueur, la dimension naturelle du site du Paradis soit de plus en plus mise à mal. Et la perspective de la fête d’inauguration, du jet d’eau et du feu d’artifice ne nous rassure pas. Les manifestations bruyantes, comme le triathlon du mois de mai, doivent être réduites au minimum dans ce qui doit rester un lieu de détente et de promenade.

Nous demandons le balisage de la zone de grand intérêt biologique, la formation et l’encadrement du personnel d’entretien qui intervient sur le site, et la discussion des plantations et des activités sur le site avec le Comité d’accompagnement. Ce Comité est prévu, il est composé de représentants de la commune, de spécialistes de la nature et de riverains. Mais il n’a plus été réuni depuis deux ans. Les Brainois méritent mieux que cela.

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