Soutenir l’agriculture et l’alimentation

Nos propositions pour 2012
- Thérèse Snoy, députée fédérale

« Manger est un acte agronomique. Cultiver est un acte gastronomique » écrit Carlo Petrini, le fondateur du mouvement Slow food.

De fait, nous nous nourrissons quotidiennement et participons à un système agroalimentaire complexe qui façonne le monde autant qu’il nous construit. De la terre à l’assiette le chemin croise une large série d’enjeux touchant à la culture, la santé, l’environnement, l’économie, la solidarité, les relations Nord-Sud, …

Aujourd’hui, on constate d’une part que les agriculteurs sont de moins en moins nombreux et que ceux qui voudraient s’installer ne peuvent se payer le prix des terres et des équipements ; d’autre part, on constate une dégradation de la qualité moyenne de l’alimentation entraînant l’apparition ou l’augmentation d’une large gamme de problèmes de santé (obésité, allergies, maladies cardiovasculaires…), en particulier dans les milieux précarisés.

Pour les écologistes, l’objectif est de permettre l’accès de tous à une alimentation de qualité, respectueuse de la santé, produite dans des conditions préservant l’environnement et garantissant un revenu correct aux producteurs.

Les communes peuvent jouer un rôle important dans ce sens, améliorant ainsi à la fois la santé de tous et l’environnement.

Nos propositions pour nos communes en 2012

1. Pour soutenir les agriculteurs

  • Mettre sur pied une commission communale « alimentation, agriculture et société » rassemblant des agriculteurs, des transformateurs mais aussi des citoyens et des représentants des associations et institutions notamment en vue de favoriser une agriculture vivrière de proximité et le développement de circuits courts.
  • Soutenir les initiatives locales permettant la rencontre entre habitants, agriculteurs et transformateurs d’une même zone pour mieux se connaître et valoriser la production agricole et alimentaire locale (journées portes ouvertes, conférences, travail en réseaux…).
  • Sensibiliser les enfants des écoles à l’agriculture (visites à la ferme, soutien aux fermes à vocation pédagogique, …).
  • Soutenir le développement de GAC (groupes d’achats communs) ou de GASAP (groupements de soutien à l’agriculture paysanne) en mettant un local à leur disposition, en faisant connaître leur existence ou en prenant l’initiative de lancer une dynamique locale en ce sens (1).
  • Favoriser l’installation des jeunes ou le développement des plus petites exploitations, créatrices de main d’œuvre, les productions biologiques, les filières courtes, … lors de l’affectation de terres communales (2).

2. Pour permettre à tous l’accès à une alimentation saine

  • Intégrer l’alimentation durable dans les marchés publics communaux en privilégiant un modèle alimentaire équilibré, développant le goût et la connaissance et utilisant des produits bios ou de qualité différenciée dans tous les marchés publics des communes ou de structures para-communales. Intégrer des critères clairs en ce sens dans les cahiers des charges des marchés publics : crèches, écoles, hôpitaux, maisons de repos, administration …et former le personnel dans ce sens.
  • Soutenir l’organisation de marchés de l’agriculture paysanne et/ou biologiques au sein des villes et des villages et réserver sur les marchés hebdomadaires un ou plusieurs emplacements pour ces produits.
  • Sensibiliser le secteur Horeca à l’alimentation durable et valoriser les initiatives prises en ce sens par ces acteurs.
  • Pour les évènements organisés par la commune, veiller à ce que les fournitures alimentaires intègrent des critères de durabilité.

3. Pour partager les savoirs maraîchers et culinaires au profit de tous

  • Développer les potagers collectifs et promouvoir le potager en tant qu’espace privilégié de lien social entre voisins citadins et en tant que lien entre l’homme, la terre et son alimentation, notamment par la mise à disposition et l’équipement minimal de terrains pour des jardins groupés.
  • Développer les potagers, les mares, les vergers, les ruchers à vocation pédagogique, notamment dans les écoles.

Voilà ce qu’Ecolo soutiendra à Braine-l’Alleud en s’appuyant sur des initiatives déjà lancées telles que celles du CPAS (alimentation saine et potager) et des cercles horticoles.

Aujourd’hui, pour la santé de nos enfants et l’avenir de nos campagnes, il est urgent de généraliser ce programme, gagnant sur tous les plans !

(1) Voir à ce sujet le vade–mecum réalisé par Nature et Progrès
(2) Cfr motion « terres publiques » proposée par ECOLO-Fédéral