PCDN : bien plus qu’une abréviation barbare

Un plan pour la biodiversité au niveau communal
- Benoit Thomas, candidat aux communales

Publié le dimanche 24 juin 2012

PC… quoi ???

Avez-vous déjà entendu parler du PCDN (Plan Communal de Développement de la Nature) ? Non, et pour cause : il n’en existe pas (encore) à Braine-l’Alleud.

Il s’agit en fait d’un programme d’actions qui sert à maintenir, développer et restaurer la biodiversité au niveau de la commune, la particularité étant que tous les acteurs locaux sont, de près ou de loin, partie prenante au projet.

Une participation active, à un niveau local

Pourquoi au niveau de la commune ? Parce qu’on ne gère pas la biodiversité à Heure-en-Famenne de la même manière qu’à Braine-l’Alleud : chaque commune a bien entendu ses spécificités. Un plan géré à un niveau de pouvoir supérieur (provincial, régional ou national) ne peut pas prendre en compte les spécificités de chaque commune et serait peut-être même contreproductif.

Dans sa conception même, le Plan Communal de Développement de la Nature a également un caractère participatif puisqu’il implique les responsables communaux mais également tout citoyen ou groupe de citoyens qui souhaite s’y investir : naturalistes, pêcheurs, chasseurs, agriculteurs ou tout simplement amoureux de la nature mais aussi comités de quartier, écoles, associations environnementales, mouvements de jeunesse, organismes touristiques et culturels...

A partir du moment où ils sont passionnés et prêts à retrousser leurs manches, tous ces acteurs sont susceptibles d’être intéressés par ce type de projet qui répondra sans nul doute aux attentes.

Comment ça marche ?

La commune constitue un groupe de base qui rassemble les premiers partenaires. Ce groupe de base n’est pas figé. Au contraire, il a vocation à s’élargir au fil du temps.

Ensuite, elle désigne un bureau d’étude pour réaliser un état des lieux. Des groupes de travail sont ensuite formés (sur la base des compétences et/ou des centres d’intérêt) pour proposer et développer des projets concrets.

Les habitants de la commune sont ensuite consultés sur la version provisoire qui devra être adoptée par les mandataires communaux. Lorsque la version provisoire est approuvée, la commune et les partenaires signent le « Contrat communal de Développement de la Nature ».

Deux objectifs en ligne de mire

In fine, ce sont deux objectifs qui sont principalement visés : sensibiliser l’ensemble de la population et contribuer à la réalisation de projets multiples et variés tels que la réalisation de mares pédagogiques dans les écoles, d’espaces publics naturels, des opérations « combles et clochers » (aménagements des combles et clochers des communes wallonnes pour favoriser leur occupation par les chauves-souris, les chouettes effraies, les choucas et les martinets noirs) et des opérations « bords de routes ».

Lasne, Rixensart, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Beauvechain, Grez-Doiceau, Nivelles, Ittre, Rebecq : autant de communes du Brabant Wallon qui ont adopté un Plan Communal de Développement de la Nature depuis 10 ans !

Pourquoi pas à Braine-L’Alleud ?