Lu 23/2 - Echos du Conseil Communal – Piscine, Paradis et TTIP

Un Conseil communal chargé avec quelques sujets importants qui ont suscité de riches échanges d’information et des débats intéressants qui ont conduit les conseillers et le nombreux public présent jusqu’au seuil de minuit...

Publié le samedi 28 février 2015

1. Nouveau règlement pour la zone bleue

Nous avons approuvé les modifications du règlement de la future « zone bleue » destinée à fluidifier la circulation et le parking au centre ville.
Il s’agissait de prendre en compte les entreprises qui demandaient des places de parking pour leurs employés, et les demandes des habitants qui avaient plus que deux véhicules et donc besoin de plus de deux cartes « riverains ». Ces nouvelles cartes riverains/travailleurs coûteront donc 150 euros par an.
Notre groupe soutient cette politique de limitation des parkings sur la voie publique, offrant à la fois la gratuité à ceux qui fréquentent les commerces du centre et pénalisant les stationnements de longue durée, en préservant les riverains (deux cartes gratuites par ménage).
Nous souhaitons par ces choix encourager les navetteurs et travailleurs à choisir les transports en commun ou d’autres modes « doux », pour accéder à la gare ou au centre ville.
Encore faut-il que les transports publics soient encouragés, par de l’information et une augmentation de l’offre et des fréquences. Ce sur quoi nous insistons à chaque Conseil.
Le Bourgmestre a désormais donné un accord de principe sur la mise en place d’une navette qui relierait la gare aux quartiers périphériques.
La mise en place de la zone bleue sur Lillois a été différée, et nous approuvons cela, car les navetteurs qui prennent le train à Lillois ne méritent pas d’être découragés.

2. La piscine, le retour !

Le projet de piscine est relancé : projet plus centré sur la pratique sportive et l’apprentissage, avec un nouveau cahier des charges, de nouvelles estimations budgétaires pour un coût de 18 millions et une demande de subsides à la Région pour 60 % du budget.
Baudouin Van Overstraeten a fait une analyse fine du dossier d’appel d’offres destiné à sélectionner le bureau d’études qui finalisera le projet. Il en ressortait de nombreuses zones floues sur les exigences en matière d’énergie, les critères environnementaux, les coûts et recettes d’exploitation.
L’échevin Monsieur Detandt nous a donné un certain nombre de réponses mais nous avons maintenu un vote partagé : vote « pour » sur le principe de relancer le projet « piscine » que les Brainois attendent, « abstention » sur les incertitudes budgétaires qui demeurent et le flou des critères environnementaux. Ainsi, nous regrettons que le chlore soit encore prévu comme désinfectant, malgré ses effets néfastes sur la santé.
Nous avons bien sûr approuvé sans réserve la demande de subside à la Région wallonne.
Il reste à espérer que l’estimation budgétaire tiendra la route et que la gestion du dossier sera plus rigoureuse que les fois précédentes.

3. Ecolo propose « un Paradis par et pour les Brainois »

A la demande du groupe Ecolo, le projet d’aménagement de la Zone d’inondation temporaire du Paradis réalisé par un collectif de riverains experts et de mandataires Ecolo (voir le site www.monparadis.be) a fait l’objet d’une présentation de Roland Massart avec projection sur écran.
L’accueil réservé par le Collège et le Bourgmestre fut positif. Il semble que le projet d’aménagement de cette zone, déposé par le Collège auprès de la Région wallonne, aille dans le même sens que notre projet. Chacun pourra le vérifier car le dossier est soumis à enquête publique à partir de mercredi 25 février.
Vu l’imminence de cette enquête publique, le Conseil s’est borné à prendre acte du projet présenté par Ecolo mais ne s’est pas prononcé explicitement.
Nous retenons quand même les propos du Bourgmestre, favorables aux orientations préconisées par Ecolo et le Collectif citoyen (en faveur de la biodiversité, de loisirs respectueux de la nature, d’exploitation pédagogique des lieux…) et attendons désormais une confirmation de celles-ci dans les décisions définitives qui seront prises après l’enquête publique. Il est essentiel pour nous que le patrimoine naturel de ce site cesse d’être malmené et soit désormais préservé et revalorisé.

4. Motion contre le TTIP

Le TTIP, c’est le projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique.
Comme dans d’autres communes en Wallonie, une motion était déposée par les groupes Ecolo et IB, protestant contre le caractère dé-régulatoire et anti-démocratique du projet de traité actuellement en négociation.
« Si ce Traité était signé, les répercussions au niveau communal pourraient par exemple être les suivantes :

  • En matière d’alimentation, il serait très difficile de privilégier les circuits courts tels que c’est aujourd’hui le cas dans certains restaurants scolaires,
  • Il n’est pas certain de pouvoir mettre en œuvre l’option d’abandon de pesticides dans l’entretien des espaces verts alors que nous sommes une commune Maya,
  • Nous serions en difficulté d’interdire les distributeurs de boissons sucrées dans les écoles, de refuser des produits OGM dans les cultures, de bloquer l’importation des volailles et du bétail issus de chaines alimentaires douteuses tels que poulets lavés au chlore, porcs gonflés aux hormones,
  • Nous pourrions à terme nous voir interdire de subsidier l’enseignement communal ou des évènements culturels locaux. »

Aussi, la motion déposée demandait que le Conseil communal

  • s’oppose à toute tentative de dérégulation des normes en vigueur et toute tentative d’affaiblir le cadre communal, régional, national ou européen en matière sociale, de santé, d’environnement, de protection des travailleurs, des consommateurs et des entreprises ;
  • demande aux autorités belges compétentes et concernées d’exiger que les négociations concernant le projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique visent une harmonisation vers le haut, intégrant les normes les plus élevées, en ce qui concerne les droits sociaux et la santé, les droits humains, les dispositifs de protection de l’environnement ou encore la protection des travailleurs et des consommateurs ;
  • estime que les secteurs publics et non-marchand doivent être préservés car ils sont un mécanisme indispensable de régulation socio-économique de notre modèle social ;
  • souligne que le dispositif des tribunaux arbitraux qui renforcent de manière inacceptable les pouvoirs des investisseurs y compris vis-à-vis des communes ne peut en aucun cas être accepté tel que présenté ;
  • demande aux autorités belges compétentes :
    • qu’un large débat sur l’ensemble des accords de libre-échange impliquant la participation de tous les niveaux de pouvoir y compris les représentants de la société civile soit organisé ;
    • de faire pression au niveau européen afin que les négociations sur ce projet de partenariat se fassent dans la plus grande transparence à l’égard des citoyens.

Le Bourgmestre s’est réfugié derrière le fait que le mandat de négociation était inconnu et donc d’après lui, on ne pouvait pas s’opposer à ce projet de Traité, malgré ses tendances très bien connues en faveur d’une dérégulation des échanges commerciaux.
Il s’agissait donc bien d’un positionnement très politique et nous avons demandé le vote de la motion.
Celle-ci fut rejetée, majorité MR-PS-FDF contre opposition IB-ECOLO. Le positionnement du MR a dominé malgré la présence de socialistes et du FDF dans la majorité. Certains élus de la majorité se sont bizarrement éclipsés au moment du vote.