Des jardins et des espaces publics sans pesticides

Les pesticides sont des poisons qui nuisent à notre santé et à notre environnement. En plus, ce sont des poisons qui coûtent cher. Pourtant, des solutions simples, efficaces et peu onéreuses existent pour libérer nos jardins et nos espaces publics de ces substances toxiques.

Publié le vendredi 20 septembre 2013

Un pesticide est un poison destiné à lutter contre un indésirable. Le problème, c’est que l’être humain peut respirer ou absorber certaines substances toxiques par accident ou parce qu’il mange des fruits et légumes contaminés. Un rapport officiel de la Commission européenne montre que près de la moitié des fruits, légumes et céréales vendus actuellement au sein de l’Union sont contaminés par les pesticides.

Cette exposition aux pesticides n’est pas sans conséquence pour notre santé (allergies, problèmes respiratoires, maladie de Parkinson…) et pour l’environnement (contamination chimique de l’air, de l’eau et du sol qui peut avoir des conséquences néfastes sur les organismes vivants et la biodiversité).

Renoncer aux pesticides pour l’entretien des espaces publics de notre commune
Depuis décembre 2012, Braine-l’Alleud est une commune labellisée « Maya ». Quelques initiatives ont été prises comme la plantation d’arbres fruitiers ou la plantation de fleurs mellifères.

Si notre commune veut respecter la charte qu’elle a signée, d’autres mesures devront cependant être envisagées car la labellisation « Maya » impose des engagements fermes en termes de réduction de l’utilisation de pesticides.

Un subside de 2.500 euros par an est attribué à la commune pour mettre en place des projets : l’abandon de l’utilisation des pesticides sur les espaces gérés par la commune et une gestion différenciée des espaces verts pourraient être des exemples de projets à mettre en œuvre afin d’atteindre à terme le « zéro pesticide chimique » dans tous les espaces verts et sur toutes les voiries gérés par la commune.

Des méthodes de désherbage mécanique pourraient ainsi être envisagées pour les espaces publics : par brosses tournantes pour les rigoles et chemins ou même au fil tournant ( débroussailleuse) pour les dallages.

Dans nos jardins ou sur nos trottoirs
Dans nos jardins ou sur nos trottoirs aussi des méthodes simples et efficaces existent pour se passer définitivement des pesticides.

Vous voulez vous débarrasser des mauvaises herbes qui s’entêtent à pousser sur votre gravier ?

Lorsque vous cuisez des pommes de terre, des pâtes ou du riz ne jetez plus l’eau mais versez-la sur les herbes indésirables. L’eau chaude tue les racines et vous obtiendrez encore un meilleur résultat si vous y ajoutez du vinaigre blanc ou du sel de cuisine.

Et que faire avec les limaces qui se régalent de mes salades ?

Les prédateurs naturels de la limace comme les merles, les hérissons, les musaraignes, les grenouilles ou les crapauds peuvent se révéler fort utiles dans votre combat contre les limaces. Prévoyez des espaces où ces précieux alliés se sentiront à l’aise : des haies de différents arbustes pour les oiseaux, un bassin d’eau pour les crapauds et grenouilles, un tas de bois au fond du jardin pour les hérissons… Et si les prédateurs naturels ne suffisent pas, protégez vos laitues avec de la sciure de bois, des cendres, des coquilles d’œuf ou des fougères. Leur texture gêne la progression des limaces qui renoncent ainsi à s’attaquer à vos salades.

Et pour les maladies ?

Choisissez des plantes adaptées au climat et au sol de votre région : elles seront bien moins sensibles aux maladies. Pour vos légumes, pratiquez la diversité et la rotation des cultures pour éviter la propagation des maladies. Les associations de légumes peuvent aussi être très utiles. Par exemple, les carottes à côté des oignons se protègent mutuellement contre leurs parasites respectifs.

En définitive, renoncer aux pesticides ne comporte que des avantages : c’est meilleur pour notre santé, c’est tout bénéfice pour notre environnement et ça coûte nettement moins cher.