A propos de densité dans les centres urbains

Face à l’évolution démographique annoncée en Brabant wallon, une certaine densification des territoires centraux (centres villes et quartiers proches des gares) est incontournable et peut aussi apporter une qualité de vie aux ménages qui souhaitent la proximité des services et de la vie sociale.

Publié le dimanche 2 mars 2014

Les avantages de la densité
1. S’il y a beaucoup de logements, cela rentabilise les commerces et services de proximité. Donc on peut se passer de voiture, on a un accès facile aux commerces, aux écoles, aux infrastructures de loisir et de santé.
2. Les rues ne sont pas désertes le soir, les enfants peuvent aller à l’école à pied, les jeunes peuvent se retrouver. Notons que nos villages et nos quartiers étaient plus denses autrefois et cela donnait un sentiment de sécurité et permettait la solidarité entre voisins.
3. Si l’offre de logements augmente et se diversifie, ils seront plus accessibles à tous les budgets ; en plus, des bâtiments compacts et mitoyens permettent des économies d’énergie considérables.
4. En densifiant les centres villes, nous préservons les quartiers périphériques et les villages de la pression immobilière ; nous protégeons ainsi notre patrimoine rural, agricole, paysager.

Et à Braine-l’Alleud ?
Il faut arrêter les grands immeubles en bordure des champs et des routes, comme le dit judicieusement la CCATM (Commission consultative de l’aménagement du territoire et de la mobilité). La densité doit être décroissante, au fur et à mesure qu’on s’éloigne du centre et de la gare.
Pour le moment, le commerce au centre ville est morose, il manque des services, des espaces publics conviviaux, la voiture prend encore beaucoup de place.
Lorsqu’on remplacera les chancres urbains comme le lycée rue Jules Hans ou l’ex Folle Fouille, quand on renouvellera les appartements et commerces rue du Môle, il y aura peut-être un nouveau souffle pour les commerces et les rues seront plus animées.
Il faut alors veiller à ce que les espaces verts publics soient plus nombreux, que de nouvelles crèches et écoles se créent.
Nous pensons vraiment que le maintien du statu quo n’est pas une solution et que la majorité ferait mieux d’encadrer la densification plutôt que la laisser faire en faisant semblant de la rejeter.

Mais de quelle densité s’agit-il ?
Pas de caricature, il n’est pas question de construire des tours de 20 ni même de 10 étages, encore moins du genre HLM des années 60.
Ici nous parlons d’une densité du genre de celle qu’on trouve à Louvain la Neuve avec des immeubles mitoyens de 4 à 5 étages, mais cela peut inclure des maisons unifamiliales en hauteur et de multiples tailles d’appartements.
Cela peut surtout inclure des espaces verts à l’extérieur et en intérieur d’îlots, espaces privés, communautaires ou publics. Avec ce type d’immeubles et en fonction de leur implantation, on peut atteindre des densités entre 40 et 80 logements à l’ha.
Pour vous donner une idée, la densité actuelle de Braine-l’Alleud centre est de 52 logements/ha et des quartiers de la première couronne de 25 à 30 logements/ha.
Thérèse Snoy, le 02/03/2014