Le parc de logement de notre commune a fait l’objet d’une analyse détaillée dans la partie diagnostique du Schéma de structure communal, qui a été approuvé par le conseil communal lors de sa séance du 27 février dernier.

Retenons-en quelques caractéristiques :

  • Un parc en augmentation constante, liée à un solde migratoire positif, et une demande croissante de logements de petite taille.
  • Plus de 75 % des logements habités par leur propriétaire.
  • 49 % d’habitats de type groupé (2 ou 3 façades) pour 31 % de 4 façades et 16 % d’appartements.
  • Un bâti récent (construit à plus de 40 % entre 1960 et 1980) et, en moyenne, de bonne qualité.

Le marché immobilier confirme une pression foncière importante, en particulier sur les petites maisons urbaines, et des prix parmi les plus élevés du Brabant wallon. Il devrait à l’avenir pousser vers des opérations plus denses et plus urbaines.

Depuis 2000, les appartements représentent plus de la moitié des permis pour la construction neuve à Braine-l’Alleud. Ce phénomène s’explique par une baisse de la taille des ménages et par une population vieillissante.

Les futurs besoins en logements sont évalués à 200 unités par an, se répartissant en 90 logements de petite taille, 75 logements moyens et 35 logements de taille supérieure.

Le Schéma de structure communal n’examine pas le statut privé ou public du logement brainois. Le Plan d’ancrage[[Il s’agit du programme d’actions en matière de logements que la commune doit transmettre à la Région wallonne si elle veut bénéficier de ses subventions]] pour la période 2012/2013 retient (au 01.01.2007) 691 logements publics ou subventionnés, soit 4,62 % du total des logements.
La part de logements sociaux est encore inférieure. Le CIEP-MOC n’en recense pas plus de 516, dont 80 environ gérés par le CPAS.

Notre commune a été amenée à recenser une centaine de logements privés inoccupés, qui font l’objet d’une taxation annuelle incitant les propriétaires à remettre leur bien sur le marché locatif.

La collaboration de Braine-l’Alleud avec l’A.I.S. (Agence immobilière sociale) provinciale est laborieuse, et ne favorise décidément pas l’objectif annoncé, qui est d’accroître l’offre de logements diversifiés !

Ignorant la réalité du marché et les besoins de la population, le Collège communal a fixé la taille minimum d’un appartement à 120 m² et d’une parcelle à bâtir à 10 ares. Non content d’imposer ainsi aux candidats bâtisseurs un dogme, dépourvu de toute valeur légale, il attaque systématiquement devant le Conseil d’Etat les permis d’urbanisme délivrés sur recours par le Ministre régional, pour des surfaces inférieures.

En agissant de la sorte, la majorité MR-PS réserve l’accès de Braine-l’Alleud à une population aisée, au détriment de toute mixité sociale.

Baudouin Van Overstraeten

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